"Ocres et grottes", salon des arts de Gallardon, 2016

L’art préhistorique est fascinant. Ce que l’on peut y voir, ses symboles traversent les temps, et l’oxymore les véhicule. La grotte est sombre et obscure mais lumineuse par les trésors qu’elle héberge sur ses murs ; la grotte est lumineuse obscurité.
Chouettes, hiboux, effraies, fabuleux oiseaux au vol silencieux nichent dans les creux des arbres, dans les anfractuosités des roches ; l’effraie blafarde est oiseau nocturne.
La femme, vénus, sur son socle d’orme, est atemporelle et universelle ; sa matrice est comme une grotte dans laquelle on entre, comme une caverne de laquelle on sort.
Les visages regorgent de cavités, par ces cavités s’expriment le souffle, les émotions. C’est quand elles meurent qu’elles nous parlent le plus de la vie.
Les pièces sont en grès recouvertes d’ocre jaune et hématite, cuites entre 1030 et 1280°C. Déjà les hommes des cavernes l’utilisaient pour les peintures rupestres, matière issue de milliers d’années de décomposition et recomposition organique et minérale. Les socles sont en bois d’orme.