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Femmes des origines

« Femmes des origines » est née avec les visages que j’ai nommés « Femme tatouée. Extériorité. » et « Femme tatouée. Intériorité. ». Voir ces visages qui me ressemblent sans me ressembler vraiment m’a donné envie de poursuivre dans cette voie ma quête des origines.
Mes origines proches avec ma généalogie parentale et des questions comme « Comment appartenir à cette branche familiale si je ne leur ressemble pas ? », « Est-ce que je porte davantage l’empreinte de cette autre branche familiale car j’ai des airs de ressemblance ? », « Que veut dire faire partie d’une famille ? ».
Mes origines lointaines avec mon sentiment de familiarité auprès des préhistoriques. Les signes paléolithiques gravés sur les visages sont comme les chemins dans un paysage qui me guident aussi loin dans le temps que profondément dans mon intimité.

Modeler ces visages n’était pas suffisant pour m’apporter des réponses. J’ai eu besoin de m’inspirer des éléments naturels de la Bretagne : le granit, ses eaux multiples, sa végétation luxuriante. J’ai posé mes visages dans ce décor si profond et ancestral car il m’a semblé que c’était là leur place.
J’ai passé une journée dans le petit bois près de chez moi, avec mes amies Gabrielle et Majo, et mes visages. Je les ai posés là où je les trouvais beaux et conteurs. Gabrielle les a pris en photo, avec mon regard, puis avec son regard.
Ma quête des origines m’a menée ainsi dans l’imaginaire de l’eau de Gaston Bachelard. Il dit à propos des métaphores de l’eau : « rien ne les explique et elles expliquent tout ». D’où cette sensation persistante de mystère ?

Montours, janvier 2021

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